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Quelques réflexions technologiques pour montrer que, même sur avion léger, les détails ont fait l'objet d'études et de préoccupations pour le concepteur.
Pour un observateur extérieur, ou pour le pilote, la fermeture de la verrière du Super-Emeraude et celle du CAP 10 semblent identiques : même forme, mêmes efforts de coulissement, même mouvement de verrouillage, et pourtant la technologie de réalisation de la fermeture est totalement diffèrente car liée au cahier des charges.
SUPER-EMERAUDE : Avion de voyage = facilité d'utilisation. La technologie retenue consiste en un crochet qui prend un axe sous l'arceau du pare-brise, avec un serrage très modèré du joint. De plus, un verrouillage manuel accessible par le pilote autorise le vol avec la verrière entre-ouverte (environ 10 à 15 cm). Il faut noter que l'écoulement aérodynamique sur la verrière tend à la refermer en vol.
CAP 10 : avion de voltige = verrière largable. Visuellement, on retrouve le crochet qui prend sous l'arceau de pare-brise, et une utilisation courante identique à celle du Super-Emeraude, avec un serrage plus énergique du joint. Le cahier des charges amené par le largage conduit aux manoeuvres chronologiques suivantes à effectuer en une seule manoeuvre par le pilote ou passager : 1° desserrage du joint 2° ouverture du crochet 3° escamotage latéral du crochet pour ne pas heurter l'arceau du pare-brise lors de l'éjection 4° désaccouplement des points de fixations.
Les essais en vol de voltige et notamment de déclenchés ont imposés des aménagements locaux de structure : - encastrement du pied du pare-brise sur le fuselage pour encaisser la tension résultant du serrage du joint. - renforcement des fixations de rails de verrière. A l'époque 2 conceptions s'opposaient : largage de tout le rail (ZLIN ; Nord 3200) ou largage des points de fixation (CAP 10) - mise au point d'un bloquage de l'arceau arrière pour évite les déplacements et claquements brutaux lors des déclenchés. Ce bloquage doit assurer le maintien latéral sans empêcher l'éjection ver le haut . La technologie retenue pour l'ensemble fermeture/éjection, bien que cachée, est assez sophistiquée avec un jeu de came à l'intérieur.
Ces réflexions sont celles qui se sont posées au concepteur lors de l'étude de l'avion. Elles montrent la nécessité pour celui-ci de connaître non seulement la structure dite "noble", mais également les détails. La difficulté n'est pas dans la solution technique mais dans l'élaboration du cahier des charges pour ne rien omettre.
La forme de la verrière avait été définie par Claude Piel après une réunion d'implantation cabine avec des représentants de l'armée de l'air, dont 2 pilotes équipés du casque règlementaire. Cela avait conduit à aplatir un peu la partie centrale au profit de l'espace au-dessus des têtes. Le plan de forme est téléchargeable sur le site d'Emmanuel Darieux : lecap10.fr. Ce plan est datée du 22/09/1969 sous en-tête de la CAARP. Au cours de la vie de l'avion , un suivi a été apporté par les Avions Mudry et Apex.
Ces souvenirs sont un peu techniques et à ignorer par l'utilisateur, mais elles font partie de l'histoire du CAP 10 B.
Amicalement Le Seu
_________________ Un avion Piel, sinon rien ....
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