Bonjour,
Bruno CONCHE a écrit:
C'est un peu tôt pour y penser mais bon, ce peut-être un sujet de discussion trés sérieux:
Quelle décoration pour son avion ?
Le b-a ba, les choses à proscrire, les évidences, comment s'y prendre, les logiciels ....
Bruno
Effectivement, c'est un sujet très sérieux dans la mesure où, bien qu'on en ait pas forcément conscience, il touche de près la
sécurité.
"Voir et Etre Vu !" est une règle de base évidente ? Voire...
Pour la première partie, "Voir", il faut éviter tout ce qui pourrait gêner la détection d'un danger potentiel :
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Au sol Partout où un liquide (essence, huile, liquide hydraulique...) où un effet de "roussissement" dû à la chaleur d'un organe (pot d'échappement) : Eviter les couleurs sombres.
C'est particulièrement vrai pour le dessous du fuselage, mais c'est aussi valable pour les jambes de train (fluide des freins) :
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En vol, le pilote regarde (ou devrait regarder) les neuf dizièmes du temps à l'extérieur, à travers la verrière : Rien ne doit se refléter sur celle-ci. Même si cela pourrait être très beau au parking de continuer la ligne du capot, ne rien mettre d'autre qu'un revêtement noir mat sur le dessus du tableau de bord. En général éviter tout ce qui est suceptible de briller dans le champ de vision du pilote. Ceci est bien entendu vrai pour l'intérieur du cockpit (poignées et boucles de ceintures chromées...), mais c'est également vrai à l'extérieur (imaginez un instant la fatigue visuelle occasionnée par un beau bouchon de réservoir avant... chromé ou doré !)
Bien que cela ne touche pas directement la décoration, faire très attention à la position du (des) phare(s) d'atterrissage :
Les phares ont le double but d'éclairer la piste ou le taxiway, et de signaler l'avion en approche, mais en aucun cas de gêner la vue du pilote. Non seulement son éclat ne doit pas être visible directement du pilote, mais sa lumière ne doit pas non plus être réfléchie par un objet qui se trouve dans le champ de vision du pilote (roue, capot moteur, disque de l'hélice...) C'est la raison pour laquelle je préfère de beaucoup deux phares (redondance) placés assez écartés dans le bord d'attaque (façon DR400) que rapprochés dans le capot moteur et éclairant à travers le disque de l'hélice...
Le raisonnement est le même pour l'anticollision. Les reflets des feux à éclats ou des gyrophares sur la cellule ou la verrière finissent par être particulièrement éprouvants au bout de quelques heures de vol (un feu à éclats dans chaque saumon et un autre dirigé vers l'arrière au sommet de la dérive me semble une des meilleures solutions)
Pour la deuxième partie, "Etre Vu", il faut prendre tous les cas de figure :
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Au sol une hélice qui tourne est pratiquement invisible, avec tous les risques que ça comporte.
Or il existe une solution éprouvée que nous pouvons généraliser à peu de frais : Peindre le cône d'hélice avec une bande hélicoidale qui tranche avec la couleur du fond (Blanc sur foncé et foncé sur clair) de telle manière que lorsque le moteur (et l'Hélice) tourne, le cône semble se visser dans l'air. - En plus, je trouve ça assez beau -
Toujours au sol, mais aussi en approche des couleurs vives sur le bord d'attaque (et aussi des phares d'atterrissage) permettent d'être vu plus tôt.
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En vol, éviter les couleurs "camouflage" (gris clair bleuté dessous - et différentes teintes de vert en taches sur le dessus comme sur les "Warbirds")
Bien sûr on voit très bien les traces d'huile moteur sur le gris clair bleuté, mais pour être vu par un avion qui monte en dessous, il vaut mieux un jaune intense (RAL1021) ou un simple blanc avec quelques marquages (filets) rouges ou verts intense (couleurs rares vers le haut)...
Et pour ce qui est du dessus, le raisonnement est le même ! (ça s'applique en vol mais aussi sur la piste, et malheureusement aussi quelquefois quand il est vital de retrouver rapidement une épave dans la nature... (Ce n'est pas amusant, mais il vaut mieux y penser avant...)
Bon, tout celà, ce n'est pas vraiment de la déco, mais c'est justement qu'il reste un champ immense ouvert à la créativité.
Quelques détails, pourtant :
- Sur une cellule qui dépasse les 50 m², la peinture, c'est lourd !
- Dégrader l'état de surface, ça se paie par des km/h en moins !
Alors il vaut mieux faire beau et sobre que de "tartiner des tonnes", et j'ai entendu dire récemment qu'il existe maintenant des autocollants très minces, lisses, très tenaces et résistant aux UV, particulièrement bien adaptés à la décoration des avions...
Bons vols
Philippe Dejean